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Bienvenue sur le site dénonçant les FAUX MONNAYEURS

La réflexion se poursuit, un peu plus technique, sur http://monnaie.wikispaces.com

LES FAUX MONNAYEURS !


« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents »

La crise mondiale aujourd'hui, Maurice Allais, « Prix Nobel » de Sciences Économiques 1988. Ed. Clément Juglar 1999.

Outre leur droit de créer de la monnaie par simple inscription d'une créance en actif et un dépôt au nom du bénéficiaire au passif, si, en plus, les banques prêtaient nos dépôts dans on ne sait quelle spéculation ou quel paradis fiscal, ne serai ce pas encore plus grave?





Nous vous demandons de soutenir la pétition

Pour que l'argent nous serve au lieu de nous asservir !

et de faire connaitre cette adresse autour de vous. Plus de précisions ici



Sortir du féodalisme monétaire,
préalable incontournable à une refondation économique, sociale et écologique


Le 7 février 1992, l
es Européens ont abandonné le droit "régalien" de l'État de création monétaire. Durant la campagne ayant précédé le référendum sur le traité de Maastricht, les débats s'étaient surtout focalisés sur le passage à  une monnaie commune, l'euro, et dans une moindre mesure, sur l'indépendance de la Banque centrale. Mais une "réforme" bien plus profonde était en jeu. L'article 104 du Traité de Maastricht, transposé  dans la loi française du 4 août 1993, interdit aux Banques centrales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor public et à tout autre organisme ou entreprise publique.

Au plan national,  les avances au Trésor avaient déjà été supprimées lors de la réforme des statuts de la Banque de France, qui fit l'objet de la loi du 3 janvier 1973. Mais il s'agissait alors d'une loi, et celle-ci aurait donc pu être modifiée, par la suite, par de nouveaux élus : c'est le Parlement qui, d'après la constitution française, a le pouvoir de définir le régime d'émission de la monnaie. L'établissement d'une mesure similaire dans un texte de droit primaire de l'Union européenne représente un choix pratiquement irréversible. Un traité ne pouvant être modifié qu'à l'unanimité des États membres, une telle clause, une fois adoptée, est presque inamovible (comme celles qui, dans les traités UE, imposent inconditionnellement la libre circulation des capitaux entre l'UE et les autres pays, ou interdisent subtilement le maintien de services publics) : un seul gouvernement suffit pour exiger son maintien (sans doute sous la pression de lobbies). Quand bien même les peuples (quelques uns, et pas toujours) valident par référendum, ne peuvent pratiquement pas agir au stade des propositions, dans un tel processus. Il nous faudra ainsi compter sur la sensibilisation de très nombreux citoyens.
Parallèlement, les banques peuvent quasiment allouer autant de crédits qu'elles le souhaitent (que demandé) en créant, à cette occasion, la monnaie sur laquelle elles feront payer des intérêts à ceux à qui elles la prêtent.
Ce régime a de multiples conséquences, catastrophiques.
Il n'est pas simplement insupportable parce que les actionnaires des banques tirent indûment de gros dividendes d'une monnaie créée ex nihilo et ensuite prêtée à la collectivité. Car il ne s'agit pas que d'une affaire comptable et, par ailleurs,  on peut admettre  que, dans le circuit capitaliste, cette opération ne diffère guère de toutes les autres qui voient certains s'enrichir en prêtant à d'autres une monnaie... dont la valeur intrinsèque est quasi nulle. (autrement dit, la banque est une branche de l'industrie à part entière.)
Ce régime implique aussi et surtout une situation qui accroit à l'avenir la domination du marché .

Le volume d'emprunts en cours excède toujours plus celui de l'argent en circulation pour les rembourser.

D'où un surendettement (une impuissance) des États et d'un nombre croissant d'individus, ainsi qu'un pouvoir sans cesse accru pour les principaux détenteurs de capitaux : pouvoir d'achat, de rente, de décision sur les orientations de l'économie.

D'où un régime dans lequel les forts taux d'intérêts ne nuisent pas, au contraire, aux premiers prêteurs.

D'où un afflux de monnaie excédentaire, qui alimente les bulles spéculatives, moteurs d'un marché condamné à croître toujours pour survivre.

Cet énorme excédent de monnaie a, dans le régime contemporain, des effets inflationnistes d'une nature nouvelle, qui consiste à enrichir les spéculateurs et à appauvrir les salariés, les consommateurs et les États à moyen et long terme. Tandis que le spectre de l'inflation... n'est plus qu'un leitmotiv idéologique, conduisant une masse croissante de victimes à prêcher sans discernement pour les intérêts d'un petit nombre de rentiers.

Comme les « taux directeurs » de la BCE pilotent les taux d'intérêts du crédit bancaire, ces derniers donnent le "La" de cascades d'intérêts financiers. Or, ces intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien :

- En tant que consommateurs : répercutés dans tous les prix, à tous les niveaux de l'équipement, du développement et de la production, ils sont toujours répercutés sur les prix et réduisent de plus de 30% notre pouvoir d'achat.

- En tant que travailleurs : sans minimiser les multiples facteurs nouveaux de la mondialisation sauvage, il faut rappeler qu'il n'y a de domination du capital sur une entreprise que si celle-ci est contrainte de rechercher des capitaux… réclamant de l'intérêt.

- Enfin, en tant que citoyens participants par l'impôt direct ou indirect au fonctionnement des services publics: Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1176 milliards d'euros d'intérêts (...) Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 grâce aux 263 milliards d'euros économisés et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de 263 - 229 = 34 milliards d'euros.  ( voir justificatif et précisions ) . Un calcul récent nous montre que nous avons payé plus de 1310 milliards d'euros d'intérêts depuis 1973... et nous continuons à raison de 120 millions par jour!

 

On sait comme la mondialisation a fait exploser les fondements de la fiscalité. Mais la récupération des biens détournés, quand bien même elle serait envisageable, ne rendrait pas pour autant à la nation le contrôle qualitatif de la croissance, à savoir celui de sa destinée. Contrairement à l'idée reçue, les impôts d'hier ne font pas les services publics de demain.

Dans une économie effondrée, se demande-t-on s'il faut cesser de financer l'instruction des enfants, la recherche, le Parlement, une presse libre ? Et si la violence des exclus s'accroît, qui demandera qu'on coupe les vivres de la police ?

Se demande-t-on, dans une société où le quart des actifs souffrent directement du chômage, alors qu'elle regorge de biens futiles, s'il faut cesser de construire, de pacifier, d'éduquer ?

Se demande-t-on encore, en l'an 2007, pourquoi l'humanité voit venir l'asphyxie de son environnement naturel en subissant la domination d'une instance abstraite, absurde, sans avoir idée de ce qui en est le premier fondement ?

Celui qui a le contrôle de la création monétaire est celui qui décide avant tout autre de ce que produit la nation.

La Nation doit pouvoir émettre la monnaie dont elle a besoin, en proportion de son développement.

Et la monnaie qu'elle crée, elle doit pouvoir l'affecter aux projets qu'elle décide pour demain, non pas au paiement de ceux qu'elle se voit imposer, aujourd'hui, impuissante, endettée.

Or, ce peuple qui ne tolère plus un régime consacrant l'impuissance du politique, la mort de l'État social, et la croissance aveugle, ce peuple qui subit à tout instant la domination du dieu marché, méconnaît grandement l'aliment de base de son bourreau : la monnaie. Ce peuple qui croit que l'argent n'a pas d'odeur, qui croît qu'il a aboli les privilèges voilà deux siècles, ignore depuis plus longtemps encore celui des banquiers.



Nous demandons...


Au niveau national :

Une reprise du droit collectif (national) d'émettre la monnaie (éventuellement par émission d'une monnaie complémentaire à l’euro, comme proposé dans le projet EMS ) et d'en toucher les intérêts.<>

 

A défaut, au niveau de la zone euro:

 

1 - Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l'eurozone, la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par décision des députés des pays de la zone euro du parlement européen sur demande soit de la commission, soit du conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'Etat), soit de députés européens des pays de la zone euro.


2 - Les critères de Maastricht doivent être revus et spécifier:

a) que les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements" par la fiscalité.   Nul État de la zone euro ne peut déroger à cette règle.

b) que les États peuvent faire financer leurs équipements (budget d'investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins, les députés de la zone euro du Parlement Européen disposent, à la majorité simple, d'un droit de veto concernant une demande d'un État s'ils estiment que le projet n'est pas fondé ou qu'il contredit les orientations générales de la politique européenne.

 

Mais plus que ce simple emplâtre, notre proposition est développée sur la page « propositions 1 »  :




"Je suis en train de découvrir le détail d'une situation financière incroyable.

Vous croyez que la monnaie est créée par l'État ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie, et qui en perçoivent le prix (le taux d'intérêt).

Si c'était l'État qui créait la monnaie, la prêtait aux banques et en percevait l'intérêt, alors cet intérêt (environ 280 milliards d'euros pour l'Europe en 2006 ?) pourrait financer les services publics au lieu de partir vers les paradis fiscaux.

L'État (c'est-à-dire nous tous) a perdu le droit de créer la monnaie et ce sont des banques privées à qui nos soi-disant "représentants" ont abandonné ce pouvoir décisif.

Vous pensez que la monnaie est un outil qui sert l'intérêt général ? Vous vous trompez : la monnaie est devenu (discrètement) un outil qui sert d'abord des intérêts privés.

La construction de l'Union européenne pourrait bien être motivée principalement par ce hold-up, notamment à travers à l'article 104 du traité de Maastricht : « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales » d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres; l’acquisition directe des instruments de leur dette, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, est également interdite. » "

.... et se poursuit ici


 

Vous trouverez sur cette page le compteur des intérêts depuis le 1 er janvier 2007, intérêts que VOUS payez (par les taxes et impôts) aux détenteurs de la dette des administrations publiques, intérêts que VOUS ne devriez pas payer si l'Etat avait gardé pour lui le même droit de création monétaire que celui que certains politiques ont, dans le passé, accordé aux banques commerciales privées, tout en interdisant à la Nation de procéder de même... Hallucinant!!!    

 


 

 

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