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INFORMATIONS GÉNÉRALES - Trésor Public

TRÉSOR PUBLIC

Le Trésor, qui gèrait quelques 800 000 comptes  bancaires privés, essentiellement détenus par des fonctionnaires, a cessé cette activité au 31 Décembre 2001.

Le Trésor gérait, à fin novembre 2000,

574 000 comptes à vue, ( représentant un encours de 16,7 milliards de francs => 2,54 G€)
 43 141 comptes à terme. ( 1,8 milliard de francs => 274 M€. )
144 410 codevi et livrets jeunes. ( 1,6 milliards de francs. => 243 M€)
189 000 comptes titres ( 32,9 milliard de francs. => 5 G€) 

Cette décision peut paraître anodine, en réalité elle aura eu pour résultat de priver l'état français des dernières possibilités de création monétaire scripturale qui lui restaient encore.

Dans le n° 267 des Cahiers Français, Monnaie et Politique Monétaire, on peut lire sous la plume de Jean-Yves Capul, un texte qui a pour titre « Qui peut créer de la monnaie ? » Citons-en le dernier paragraphe : « Le Trésor Public. La dernière institution qui crée de la monnaie est le Trésor Public. Le Trésor est l'agent financier de l'Etat, une sorte de caissier puisqu'il perçoit les recettes publiques (impôts) et exécute les dépenses. C'est aussi le banquier de l'Etat. Le Trésor crée la monnaie divisionnaire mais il peut aussi créer de la monnaie scripturale. Par exemple, lorsque le compte chèque postal (CCP) d'un fournisseur de l'Etat (ou d'un fonctionnaire à qui l'Etat doit verser un salaire) est crédité, le Trésor crée sa propre monnaie scripturale » p. 13

Dans un ouvrage qui a pour titre « La Monnaie dans l'Economie » Gilles Jacoud apporte un début de réponse à nos interrogations et, en particulier, sur le multiplicateur de crédit du Trésor, dont la valeur permet de calculer la quantité de monnaie que le Trésor peut mettre à la disposition de l'Etat. La section intitulée « La création monétaire par le Trésor » confirme l'existence de cette possibilité.

Le Trésor, s'il était géré efficacement comme une banque normale, pourrait fournir à l'Etat des ressources confortables qui contribueraient à diminuer son déficit budgétaire, la pression fiscale, ainsi que son endettement conformément aux critères de convergence du Traité de Maastricht.

Certes, cette monnaie ne serait pas de nature permanente stricto sensu. Elle se traduirait par un endettement de l'Etat-administration au profit de l'Etat-banque qui peut surprendre l'observateur non initié, mais dont la nature n'est pas différente de la situation des banques dont Dominique Meurs dit, dans les mêmes Cahiers Français, que « la création monétaire par les banques est assimilable à une traite tirée par la banque sur elle-même ». Il  y aurait, toutefois une différence notable : son caractère revolving, l'absence de tout frais financier, et le fait qu'elle n'ait pas à être remboursée conférerait à cette monnaie les mêmes qualités qu'une monnaie permanente     

Mais une dernière remarque s'impose qui est suggérée par l'ouvrage de Jean Cartelier, « La Monnaie, » déjà cité. On peut y lire : « le circuit du Trésor désigne un ensemble de règles et d'institutions qui permirent, entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 60, au Trésor de jouer un rôle essentiel dans le financement de l'économie française. Les réformes profondes intervenues dès les années 70 démantelèrent progressivement ce dispositif. »

  Dans son ouvrage, «  Une économie au service de l'homme, » (Editions l'Harmattan.) au chapitre 14, des « Trente glorieuses aux Trente piteuses, » Pierre AUNAC, économiste, développe les principales étapes de ce démantèlement et montre que ce circuit du Trésor a été à l'origine de la prospérité caractérisée de la décennie des années 60.

N'y aurait-il pas, derrière tous ces événements, une « main invisible » qui tire les ficelles afin de s'emparer de la totalité du pouvoir monétaire et d'en dépouiller l'Etat ?

Etude de Jean Vincent, Attac Poitier - juin 2001


Date de création : 13/02/2007 @ 21:13
Dernière modification : 13/02/2007 @ 21:14
Catégorie : INFORMATIONS GÉNÉRALES
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